Les éléments architecturaux extérieurs.

   La richesse intérieure de l'église fait que l'on oublie parfois de prendre le temps de s'attarder sur certains éléments extérieurs qui évoquent aussi des éléments du passé de l'édifice.

 

Les contreforts et arcs-boutants.

   Construite sur un sol meuble ( rappelons que le Val d'Amour a été façonné par les eaux ) dont la nappe phréatique est peu profonde, l'église de Chissey a souvent subi les mouvements de ce sol au point que parfois les murs s'écartaient dangereusement vers l'extérieur. 

   Au XVème siècle, on éprouve le besoin de remanier l'édifice et on ajoute alors des contreforts et arcs-boutants. Ces contreforts sont placés l'un contre l'arête sud-ouest du clocher, un autre contre son arrête nord-ouest, un troisième contre l'un des murs du porches et deux de part et d'autre de l'arête ouest de la façade nord.

  

  

Contreforts porche et arête façade nord

   Par ailleurs, à la même époque, sont ajoutés de part et d'autre de l'édifice trois contreforts surmontés d'arcs-boutants qui donnent à l'ensemble de l'édifice un aspect massif.

 

Contreforts et arcs-boutants façade nord
Contreforts et arcs-boutants façade sud

   La tourelle menant au clocher.

   Au coeur de cet ensemble massif, on trouve des éléments marqués par la légèreté et qui, eux, sont là depuis les origines. Il en va ainsi de la tourelle à droite du porche. Celle-ci permet d'emprunter une étroite tribune qui permet d'accéder au clocher qui se trouve au côté opposé. Cette tourelle qui rappelle les châteaux forts médiévaux est ouverte par deux petites meurtrières.

La tourelle permettant d'accéder au clocher.

La frise.

   Inspirée de l'art clunisien ( on en trouve un exemple sur l'abbatiale de La Charité sur Loire ), une fise au motif régulier festonne le haut des murs du clocher ainsi que ceux des murs latéraux que ce soient  ceux de la nef centrale ou ceux des bas-côtés. On retouve ainsi le lien entre l'église de Chissey et l'ordre de Cluny auquel étaient rattachés les moines à l'origine de la construction de l'édifice.

La frise sur les murs de la façade sud.

Le clocher.

   Massif, le clocher n'en comporte pas moins la même frise empreinte de légèreté que l"on trouve sur les façades latérales. On relève aussi entre les abats-sons, sur chacune des façades, un visage grotesque que l'on peut qualifier de babouin et associer à ceux qui se trouvent à l'intérieur de la nef.

Le clocher , façade sud avec la frise et un babouin.

Les portes latérales.

   Ces portes latérales sont de facture romane. De fait, elles sont vraisemblablement issues du premier édifice, la chapelle présente au Xème siècle présente à l'emplacement de l'édifice actuel.

La porte latérale nord.
La porte latérale sud.

Les motifs végétaux de la porte latérale sud.

   Chisseu a longtemps tiré sa richesse de la vannerie mais aussi de l'exploitation forestière. Le portail de la porte latérle sud beaucoup plus ouvragé que celui de la porte latérale nord comporte des chapiteaux représentant à gauche des feuilles de chêne et des glands et à droite; d'autres feuilles, de bouleaux, celles-ci.

Chapiteaux à feuilles de bouleaux
Chapiteaux à feuilles de chêne et glands

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