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Le tableau de "L'Assemblée céleste".

L'Assemblée céleste.

  Le 1er novembre, l'Église catholique célèbre la Fête de tous les Saints, plus connue sous le nom de fête de la Toussaint. Abusivement, ce jour est associé au jour des Défunts qui est célébré le 2 novembre. La Toussaint, c'est l'occasion d'évoquer toutes celles et tous ceux qui, après la mort, partagnent la joie de Dieu dans son royaume.

   Au cours de la messe célébrée le 1er novembre, la première lecture est tirée du livre de l'Apocalypse. Son auteur, Jean, évoque une vision durant laquelle il vit "  une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main." 

   Le tableau, présent au-dessus de la porte de la sacristie située à gauche du choeur dans l'église de Chissey semble bien faire référence à cette vision.

 

L'Assemblée céleste

        Le tableau réalisé au XVIIème siècle, se décompose en trois parties.

   1. Au bas du tableau, on observe l'Assemblée céleste proprement dite. Essentiellement dominée par des figures masculines, cette assemblée fait, par certains aspects, écho au texte de Jean.

   Au premier plan, on distingue les quatre évangélistes, reconnaissables à leurs attributs. Sur la gauche, apparaît Jean, la main droite posée sur un livre ouvert. Devant lui, un aigle noir, oiseau qui l'accompagne généralement dans les représentations traditionnelles. Près de l'aigle, on distingue un boeuf. Cet animal est l'attribut de Luc, ce dernier se trouvant à ses côtés dans la partie centrale de la base du tableau. Marc, qui tient un livre ouvert, lui fait face. Près de lui, on trouve un lion, symbole de cet évangéliste. Un peu plus à l'écart, sur la droite, apparaît Mathieu, plume à la main, écrivant sur un livre des paroles semblant être dictées par l'ange qui l'accompagne généralement.  

   À l'extrême gauche du tableau, derrière Jean, est représenté un roi qui tient une lyre. Il s'agit du roi David qui, selon, la Tradition, a composé les Psaumes.

    Viennent ensuite, dans toute la base du tableau, des personnages de différentes catégories: des rois aux têtes couronnées, quelques femmes, des prêtres avec étoles rouges et surplis, des évêques ou abbés portant la mitre et la crosse ( l'un portant aussi une chape ), des cardinaux reconnaissables à leur chapeau rouge et des religieux de différents ordres. Au centre, entre Luc et Marc, on voit deux religieux, vraisemblablement un bénédictin avec sa robe noire et un franciscain avec la robe de bure marron. Et çà et là, des personnages agitant des branches de palmiers: ce sont les hommes et les femmes morts martyrs en raison de leur foi au Christ.  

   2. Au plan supérieur, on distingue au centre des angelots semblant faire le lien entre les deux parties du tableau et tendant des couronnes de fleurs tressées à celles et ceux qui sont au bas du tableau. À droite et à gauche, deux groupes distincts, faisant penser à des bienheureux, sont placés sur des nuages à l'instar des personnages décrits à la base du tableau. Néanmoins, la représentation est plus sexiste. En effet, les femmes constituent le groupe de droite, les hommes , celui de gauche.

   Le groupe des hommes fait apparaître en premier Pierre, le chef des Apôtres, reconnaissable aux clefs qu'il tient en main. Derrière lui, peut-être Paul. Du côté des femmes, la première fait face aux autres et semble s'adresser à elles en les invitant à regarder vers le haut. Peut-être, est-ce Marie-Madeleine, premier témoin de la Résurrection.

   Un peu plus haut, en décalage par rapport à Pierre, la Vierge Marie est agenouillée sur une nuée. Elle est reconaissable aux vétements qu'elle porte et qui sont traditionnellement de couleur bleue et rouge.

   3. Au sommet du tableau, point vers lequel converge la plupart des regards des personnages déjà décrits, siègent les trois personnes de la Trinité. Dieu le Père, personnage massif, assis sur un trône, tenant un sceptre, la tête entourée d'un triangle lumineux, symbole trinitaire. À sa droite, le Fils, personnage plus gracile, se tient debout, appuyé sur la Croix et les pieds sur le globe terrestre, rappelant ainsi l'Incarnation. Enfin, au-dessus d'eux, vole la colombe, symbole de l'Esprit-Saint.

 

 

 

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